cinéma > Cycles de films

 

  • Akira Kurosawa (2e Partie) (01.12 > 20.02)
    Riche en films essentiels, sa carrière est restée fidèle à un souci éthique qui en a fait un des grands humanistes du cinéma. Son obsessionnelle ambition plastique trouve sa source dans sa formation de peintre classique, qui l’a conduit à travailler nombre de scènes sous forme d’aquarelles où s’organisaient ses masses de figurants et son somptueux chromatisme. Sa vaste culture a fait de lui un irremplaçable adaptateur littéraire (Shakespeare, Dostoïevski…). Ses épopées de samouraïs, enfin, forment un des plus importants corpus de films d’action de tous les temps, et nombreux sont les films qui y ont puisé (Les Sept MercenairesPour une poignée de dollars…). Un véritable mythe du 7e art.
  • Marco Bellocchio (02.12 > 22.02)
    Dès 1965, le ton et le style des Poings dans les poches marquent les esprits. En 2016, deux de ses longs métrages sortent sur les écrans belges (dont Sangue del mio sangue au Studio 5-Flagey) de même que la version restaurée de son premier opus. Entre-temps, son œuvre riche a posé une passionnante interrogation socio-politique à l'écart du modèle néoréaliste. Régulièrement sélectionné et primé dans les plus grands festivals internationaux, Marco Bellocchio reste emblématique du meilleur cinéma transalpin, soit, depuis l'aube du 7e art, l'un des plus importants de la planète.
  • Russie: Andreï Zvyagintsev (03.12 > 21.02)
    Des scenarii d’une foisonnante richesse qui plongent au cœur le plus secret de l’humain ; une écriture rigoureuse et profondément originale ; une direction d’acteurs ferme et sans faille ; un culot rare (Leviathan va très loin dans sa critique au vitriol d’un système gangréné) ; une mise en scène parfaitement contrôlée qui se reconnaît des influences (Antonioni, Tarkovski…) mais ne se laisse assimiler à aucune d’entre elles… L’œuvre de Zvyagintsev a l’ampleur de sa Sibérie natale et offre un terreau inépuisable à l’analyse.

  • Concours: La Semaine du Son (04.02)
    Plus d’un siècle après, la Semaine du Son de Bruxelles/ De Week van de Klank Brussel, en partenariat avec CINEMATEK, organise un concours de sonorisation de ce film. La remise du Prix récompensant la meilleure bande sonore aura lieu à l’issue de la projection des lauréats. Elle sera suivie d’une argumentation des membres du Jury et d’un question/réponse avec les auteurs des bandes sonores.
  • Buster Keaton (13.12 > 08.01)
    Keaton, avec Chaplin, est un de ceux qui ont tout inventé, et l’on ne cesse d’admirer l’horlogerie implacable de ses tribulations absurdes, ses conflits délirants avec des objets doués d’une vie propre, la créativité folle de ses poursuites effrénées : tout cela est indémodable et continue d’inspirer inlassablement les créateurs de gags du monde entier. « L’homme qui n’a jamais ri » est immortel, il n’a même jamais appartenu au passé, et aujourd’hui moins que jamais.  
  • Russie: Edward Artemiev (16.12 > 19.02)
    Edward Artemiev a composé la musique de la plupart des films de Nikita Mikhalkov. S'il a travaillé pour d'autres cinéastes (et notamment pour Andrei Konchalovski), leur collaboration fidèle en fait une association aussi solide et fructueuse que les tandems Morricone/Leone, Rota/Fellini, Elfmann/Burton, Sarde/Sautet...
  • Russie (17.12 > 23.02)
    La Russie en question: avec un grand concert autour des musiques de films d'Edward Artemiev et plusieurs cycles de films. Avec The Event, l'Ukrainien Sergey Loznitsa, livre un point de vue libre sur le coup d'Etat manqué d'août 1991 en Russie. Tournée en 1966, la série Les Soviétiques rapportait des images, très rares à l'époque, de la vie quotidienne en URSS. Reprise aussi de l'admirable Les Yeux noirs de Mikhalkov, dont la partition est confiée cette fois au collaborateur fidèle de Lelouch, Francis Lai. Et l'avant-gardisme de L'Homme à la caméra tourné par Vertov en 1929 continue de susciter l'admiration et l'étonnement.
  • Réédition: copie restaurée (28.12 > 11.02)
    Par la modernité du style et du propos, Les Poings dans les poches résiste à l'épreuve du temps. Revoici ce jalon du cinéma d'auteur européen, en version restaurée.

  • Brussels Jazz Festival: Miles Davis (15.01 > 23.02)
    Les rencontres de Miles avec le 7e art ne sont pas légion. L'une au moins marque l'Histoire: Louis Malle lui confie la musique d'Ascenseur pour l'échafaud que Miles improvise génialement avec ses musiciens devant des images du film passées en boucle. Pour The Hot Spot sa trompette donne la réplique à (e.a.) John Lee Hooker et Taj Mahal. Leur blues confère une musculature sonore assez impressionnante à la "série noire" de Dennis Hopper. Quand à l'Australien Rolf de Heer, il offre à Miles un rôle à l'écran dans Dingo.
  • Les quatre saisons de Cinergie: Animation (20.01)
    Pour la séance d'hiver des Quatre saisons, Cinergie a choisi de présenter une séance spéciale films d'animation. Il s'agit de films primés par le Jury Cinergie parmi les compétitions nationales de plusieurs éditions du festival Anima. L'animation belge est surtout le fait d'étudiants terminant leur cycle d'études supérieures ou d'ateliers collectifs ou encore des productions indépendantes.